I. ESPACES

 

TRANSFORMATION D’UNE VILLA 1956 | 2018

Atelier de Production de l’ESpace – APES
Stéphane Grandgirard – Anaël Poveda – Manuel Potterat

Le développement du projet s’articule autour du principe de continuité.

Celle de l’histoire de la maison avec, pour cette 4e transformation, la conservation du volume bâti et des abords, tout en repensant l’agencement et le fonctionnement des espaces intérieurs. 

Celle du rapport au terrain, la maison s’inscrivant dans un dénivelé prononcé. En venant s’ancrer dans la pente et formant un promontoire, elle s’ouvre à la fois sur un jardin et sur le paysage. 

Continuité des différentes séquences spatiales se répartissant le long de la topographie et de l’axe distributif de la maison, et celle des espaces entre eux avec des transitions discrètes d’un espace à l’autre grâce à l’emploi d’un nombre limité de matériaux, la plastique du volume de toiture venant unifier les différents espaces et demi-niveaux entre eux. 

Enfin continuité de la vue et de la lumière, grâce à la création de larges échappées visuelles traversant l’ensemble de la maison.

 
Photographies : Anaël Poveda & Dylan Perrenoud

TRANSFORMATION D’UN ANCIEN PRESSOIR EN LOGEMENT 1895 | 2017

dieterdietz.org – ddo
Dieter Dietz – Manuel Potterat

La substance du bâtiment et les éléments caractéristiques qui le définissent sont conservés.
A travers la marque du temps sur les façades, la charpente et la pierre, ou par son inscription avec les années et noms des vendanges sur les poutres intérieures.
Par son aspect fonctionnel et formel, que l’on retrouve avec le vieux four à pain et les hottes qui reprennent leurs formes originales en acier contemporain.
Par son rapport à la place sur laquelle il donne, en conservant les portes et ouvertures paysannes, complétées de fenêtres spécialement développées permettant une ouverture totale vers l’extérieur.
De par sa charpente, de laquelle les espaces intérieurs prennent forme et ensuite se glissent.

 
Photographies : Joël Tettamanti & A.Poveda

TRANSFORMATION D’UN DUPLEX SOUS LES TOITS 2015

Atelier de Production de l’ESpace – APES
Stéphane Grandgirard – Manuel Potterat

La rénovation s’articule autour de l’immense atout de l’appartement : la lumière. Celle du premier étage, avec ses magnifiques terrasses, et celle d’un grand puit de lumière zénithale.
Pour amener cette lumière au rez-de-chaussée et donner une fluidité à l’espace, une bibliothèque devient l’élément central, liant les deux étages par sa hauteur, et structurant le rez-de-chaussée grâce à un jeu de portes qui y sont rattachées. Celles-ci deviennent de simples surfaces définissant dans différentes configurations ce nœud central et se déployant dans le plan. Sans poignée, sans cadre et tout en hauteur, modulables et ludiques, elles permettent de gérer la privacité des pièces qui se trouvent au rez-de-chaussée, ou au contraire de laisser entrer la lumière dans la profondeur du duplex.

 
Photographie : Vincent Mermod

TRANSFORMATION D’UNE ANCIENNE BOUCHERIE | 2014

Esperluet – &
Daniel Fuchs – Stéphane Grandgirard – Myriam Perret – Manuel Potterat – Damiens Romanens

La paroi mobile est à la fois élément architectural et outil scénographique. Elle permet de fixer et définir l’espace en fonction des usages envisagés – travail, réunion, exposition, projection, construction.

 

II. OBJETS

Bâtiment H – HEAD | 2019

Surélévation d’une ancienne usine – concours

Afin de préserver l’équilibre des volumes qui compose l’ensemble et dans le respect de la silhouette existante du bâtiment, le projet se développe sur un seul étage en intégrant les éléments massifs de ventilation dans une volumétrie contenue, permettant ainsi la création d’une 5ème façade rigoureuse et simple.

L’extension se compose d’un assemblage d’éléments (les pans de façade nord et sud, la toiture, la grille, les volumes à l’est et à l’ouest) s’articulant et générant l’espace, en échos à l’assemblage des volumes au sol. Les espaces ainsi créés se veulent neutres et flexibles. Basés autour de la trame de la grille, ils offrent les conditions nécessaires à des usages à la fois prévus et imprévus, laissant le champ des possibles ouvert pour les futures évolutions du programme.

Aucune intervention ne touche la verrière et son escalier, le projet se voulant en retenue et dans le respect de l’existant.

PHOTOGRAPHIES : SAMUEL ZELLER & LAURENT CHASSOT

M.ark – The Memory’s ark | 2011

A Place of Storage and Preservation of natively digital Contents. – Diplôme EPFL

Internet culture’s new paradigms required the redefinition of concepts which seemed so far to be acquired and stable, like the notion of place, existence, surface, space or time. Given the simultaneity and immediacy of the internet and its ability to subtract itself from all spatial constraints, M.ark fixes in space and time the continuous flow of information in perpetual movement. M.ark is an entity dedicated to store and preserve Internet users generated content. It is a place, a locus, constantly growing, where information and data turn into space, making a new type of cathedral of the information and memory’s age.

 

m.ark is information; m.ark is immaterial; m.ark is hardware; m.ark is storage; m.ark is material; m.ark is content; m.ark is a container; m.ark is a place; m.ark is a locus; m.ark is a network; m.ark is surfaces; m.ark is deepness; m.ark is a wall; m.ark is space; m.ark is structure; m.ark is infrastructure; m.ark is a destination; m.ark is nowhere; m.ark is ubiquity; m.ark is time; m.ark is perennial; m.ark is an organism; m.ark is constantly growing; m.ark is self-ruling; m.ark is conceptual; m.ark is a heterotopia; m.ark is a sanctuary; m.ark is a monument; m.ark is a representation m.ark is memory; m.ark is our past; m.ark is our future.

Dans son approche du processus de fabrication par dépôt de couches plastiques par impression 3D, la trousse Promenthouse explore les capacités et principes de ce nouveau matériau en tant que Matière. Un « tissu » à la caractéristique anisotrope est fabriqué, la souplesse ainsi obtenue permettant un comportement hybride entre tissus et plastique. 

 

Fichiers 3d bientôt disponibles sur myminifactory

Dérivée d’un design industriel éprouvé et iconique, la lampe joue la carte du mimétisme. Elle renverse  la production de masse vers le personnalisé, produit par l’usager. Grâce à sa composition en trois parties emboitées, (le cône, la bague et le crochet), elle crée les potentiels d’usage.

A travers le cône, translucide, opaque, texturé, coloré, et le crochet dont les couleurs, formes, texture et fonctions peuvent être simplement personnalisé.

 

Fichiers 3d bientôt disponibles sur myminifactory

 

III. INFOS

Comme suffixe, -ité/-ity n’a pas de sens per se, mais une fonction.

Il transpose des qualités et propriétés – spatiales, morphologiques, sociales, historiques, environnementales, techniques, culturelles, technologiques – en éléments construits, produits.

Inachevé par nature, -ity s’associe à des situations et circonstances existantes, permettant le glissement de caractéristique spécifique, principe ou pensée, vers leur réalisation.

-ity est la concrétisation de l’abstrait et de l’idée dans l’espace. 

site design  – Manuel Potterat – CHE-201.425.774